
Le métier de correcteur peut s'exercer chez soi. Il permet de travailler partout où il y a de l'écrit : presse, édition, etc. Un excellent niveau d'orthographe et de grammaire est indispensable et il faut connaître le code typographique ainsi que les techniques d'imprimerie afin de préparer le travail de fabrication et pouvoir relever des détails qui ne frappent qu'un oeil exercé (un changement de caractère par exemple).
De la correction à la révision et au secrétariat de rédaction
Vous pouvez être amené à fournir différents niveaux de prestations. Le métier évolue et la correction grammaticale ne suffit plus. La révision, voire la réécriture sont aussi demandées et sont mieux rémunérées car elles demandent plus de travail.
La correction sur épreuves
C'est la prestation de base. Vous corrigez les épreuves, c'est-à-dire la version maquettée des textes d'un journal, d'un livre, d'une brochure, etc. La correction sur épreuves est payée en fonction de la longueur du texte corrigé, calculé en nombre de signes.
La préparation de copie
vous corrigez les fautes d'orthographe, de grammaire et de style sur le manuscrit, et préparer la copie pour le maquettiste : choix, graisse des caractères; justification (largeur des colonnes), position des titres, etc... suivant l'état de la copie, le travail que vous y consacrez varie. Il est mieux rémunéré que la simple correction d'épreuve.
La réécriture ou le rewriting
Il consiste à complètement réécrire certains passages, voire le texte tout entier. Ce travail est généralement lié à la préparation de copie. Vous devez négocier un tarif plus élevé que pour la correction sur épreuve et la préparation de copie.
Le secrétariat de rédaction
Il comprend en plus l'écriture des chapôs (les quelques lignes en gras du début d'article pour le résumer ou le présenter), des titres, des inter-titres, les légendes et si besoin le rewriting. Là encore, le tarif est plus élevé.
La correction sur écran
Aujourd'hui, textes et maquettes sont de plus en plus souvent composés sur écran. Vous avez donc plus de chance de trouver des clients si vous proposez ce service.
Vos outils
Des dictionnaires et des ouvrages de référence pour la grammaire ou les conjugaisons (le Top, le dictionnaire d'orthographe et d'expression écrite, le "grévisse", le "Thomas" par exemple) sont indispensables.
Pour la correction sur écran, vous devez être équipé d'un ordinateur avec un logiciel de traitement de texte et d'un modem pour une connexion Internet, plus éventuellement un fax, pour pouvoir communiquer avec vos clients. Sachez que la presse et l'édition utilisent en majorité des Mac et les logiciels Word et QuarkXpress.
La prospection
Dans les quotidiens et les grands hebdomadaires, les correcteurs de presse sont intégrés à l'équipe du journal. Si vous souhaitez exercer ce métier chez vous mais dans ce secteur, intéressez-vous de préférence aux mensuels ou aux hebdomadaires spécialisés ou à la presse professionnelle.
Dans l'édition en revanche, le travail à domicile est presque une règle. Enfin, certaines sociétés de communication ou de publicité ont parfois besoin de correcteurs pour leurs produits d'édition.
Quelque soit la branche d'activité choisie, la démarche est identique : en premier lieu vous ferez jouer vos relations et vos connaissances. Souvent un premier travail peut en amener d'autres si le bouche à oreille fonctionne bien, et, bien sûr si votre travail est de qualité.
Ensuite, vous pouvez faire des offres spontanées en envoyant votre CV. Si vous prospectez de cette façon, il est indispensable de relancer des entreprises sollicitées.
Enfin, vous pouvez contacter le Syndicat des correcteur CGT. Pour adhérer,il faut pouvoir prouver, fiches de paie à l'appui, que l'on exerce ce métier depuis six mois ou avoir le diplôme de Formacom
Le statut
Dans la presse et dans l'édition, vous devez être salarié et reçevoir des fiches de paie. Vous avez alors droit aux congés payés et éventuellement au treizième mois (au prorata du salaire versé).
Pourtant, de nombreux éditeurs paient leurs correcteurs en Agessa ( Association pour la gestion de la sécurité sociale des auteurs), car les charges, patronales et sociales, sont plus faibles. Mais cela est théoriquement interdit. Attention, les cotisations que vous versez à l'Agessa vous donnent droit à une couverture sociale et à des points de retraite sous certaines conditions.
Source : Livre "Des métiers pour travailler à domicile" de Laurence Binet.
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